c'est le bouche-pore des anciens, de la poudre de feldpath très fine, qu'on utilise aussi en ébénisterie pour faire le ciré-rempli. Qu'est-ce que j'aimais l'odeur chez les restaurateurs de meubles, il y en avait un derrière le port de Nice, dans une ruelle paumée... La colle d'os, au bain-Marie dans la Sorbonne, la gomme laque... Et puis les beaux placages, les filets, prêts à poser, les vieux outils, la guimbarde et le tarabiscot, le parteau à plaquer, le rabot à colle, les vieilles presses en bois... J'en ai racheté plein de ces vieux ateliers, dire que j'ai vu de ébénos, brûler de vieux rabots.
Je rendais aussi souvent visite à un vieil outilleur qui s'appelait Toja, son fils a ensuite réussi dans le théâtre (Jacques Toja), jusqu'à être patron de la Comédie française. Il fallait voir la vitesse à laquelle il taillait un rabot, dans un bloc de sorbier ou de yeuse, spectaculaire !
Par contre, une collection de rabots de luthier (les noisettes), ça tient dans une main !
