c'était du laurier rose, réputé très dangereux, mais bon, j'écoutais une émission sur ce sujet, sur France Inter, et manifestement, il n'est pas avéré que le régiment tout entier ait pu être victime du laurier rose, qui est dangereux, mais pas systématiquement mortel (surtout sur des hommes adultes et solides)... Probablement une autre intoxication.
Cela dit, quand j'étais trouffion, pendant un exercice de survie, j'avais contribué à intoxiquer toute ma section, en leur laissant manger des coprins cheveulus, ils avaient cuisiné aussi le pied, qui contient un alcaloïde dangereux s'"il est comsommé avec de l'alcool, et comme les jerrycan de vin étaient quasiment à discrétion !!! Bref, rubéfaction du visage et hallucination collective ... Drôlatique en diable, même le pitaine racontait des conneries (remarque, lui, il en racontait souvent !).
Pour les copeaux, la technique est connue depuis longtemps, mais, en principe, cela pourra se faire seulement sur des vins hors aoc (à voir ...), et je pense que les tonneliers ont encore de beaux jours devant eux, du moins, j'ose l'espérer. Rien ne remplacera l'étrange chimie qui s'opère dans les fûts neufs de chêne bourguignon !
Merci Monsieur Parker d'avoir créé la mode des vins boisés, prêts à comsommer, la plupart des vins américains sont sans relief, mais il faut le dire, assez flatteurs au palais, il en faut pour tous les goûts, et je préfère un "petit" Pommard qui a passé son année dans le bois, et quelques unes en bouteille, à un Opus One... Je précise que le choix du Pommard (Epenots de préférence

) est purement subjectif (un Echezeaux c'est pas mal aussi !), c'est aussi vrai pour quelques Bordeaux, Côtes du Rhône ou Languedoc (liste non exhaustive). Sans oublier mes très chers Bandol ...
L'olivier, on l'utilise beaucoup chez nous aussi, mais c'est vrai qu'il est assez amer, mais ça s'estompe avec le temps.
Cela dit, un bout de chêne assez vert, dans une bouteille de marc nouveau, c'est assez surprenant. Et un truc qui m'étonne toujours, c'est le steak cru dans un bon rhum, on le laisse quelques mois, et on obtient un breuvage absolument fabuleux, je l'ai expérimenté, avec un certain doute, je l'avoue, mais que c'est bon ! Les antillais en ont toujours une bouteille dans un coin, pour les grandes occasions, c'est le très vieux rhum du pauvre, et les spécialistes n'y voient que du feu !
A la montagne, je bois mon café dans une tasse finnoise en bouleau, achetée à Bruno Lagarde, c'est assez marrant, mais ça communique quand-même un goût, et surtout, il a une "mémoire" terrible, plus dans le sens contenu-contenant que le contraire, si bien que lorsqu'on boit du thé dedans, il a le goût du café, ce qui est assez logique.
Quant aux assiettes en bois, c'est excellent pour les lames, et j'en utilise en teck, achetées en Thaïlande, je n'ai pas remarqué que ça donne un goût spécial, par contre, il ne fait pas les mettre dans le lave-vaiselle !